Ma chère Véronique,
Après un week-end agréable avec mon frère Pieter, j’entame ce lundi la véritable raison de mon voyage… une mission top secrète.
(Mais chuuut, ne dis rien — c’est confidentiel)
Tu sais, quand une amoureuse s’éloigne un peu, il faut ramer…
Alors moi, je rame comme un champion olympique : avec bouée, pagaie, masque, tuba, et une bonne dose d’espoir (même si, parfois, je tourne un peu en rond).
On dit qu’il ne faut jamais perdre une grande idée…
Et toi, tu es bien plus qu’une idée.
Tu es mon souffle chaud quand il fait froid, mon sourire du matin, celle que je ne veux surtout pas laisser filer.
---
Ma mission secrète à Hoi An commence donc aujourd’hui, avec un vol de 700 km.
Et elle porte un nom : toi.
Je veux te parler avec le cœur, simplement.
Quand j’ai su que nous étions invités au mariage de Roxanne, mes pensées se sont immédiatement — et uniquement — tournées vers toi.
J’aimerais profondément que tu sois à mes côtés ce jour-là — pas comme une amie, mais comme la femme que j’aime encore, malgré le temps, malgré tout.
Mais je ne te draguerai pas. Je ne veux rien forcer. Juste être vrai.
Je sais que tu es avec ton ami à quatre pattes aujourd’hui. Je ne veux pas te mettre dans une position délicate… mais je ne peux plus faire semblant.
Mes sentiments sont toujours là. Plus silencieux peut-être, mais encore plus profonds.
Une part de moi espère, doucement mais sincèrement, que nos chemins puissent un jour se recroiser.
Si tu veux venir avec moi à ce mariage, ce serait une immense joie.
Et si c’est délicat avec Joy, je suis prêt à lui parler — mais uniquement si tu es d’accord.
Je refuse que tu aies à demander quoi que ce soit.
Viens si c’est ton envie. Rien d’autre ne compte.
Quoi que tu choisisses, sache que je t’aime.
Et que dans mon cœur, il y a une place que personne d’autre n’a jamais pu prendre.
Je me suis trop longtemps réfugié dans le travail — non pas pour survivre à l’après toi, mais pour m’en sortir financièrement, et pouvoir envisager la retraite… avec toi.
Et sur ce chemin, je t’ai perdue.
Mais aujourd’hui, je suis prêt.
Et je te fais une promesse simple :
Je ne discuterai jamais avec toi pour avoir raison.
Je ne chercherai jamais le conflit.
Je te câlinerai comme jamais auparavant — avec tendresse, avec respect.
Je suis un bouton de rose — ou de pivoine, de freesia, d’anémone — préparé depuis 67 ans, qui n’a jamais voulu éclore… sauf pour toi.
Viens avec moi au mariage de Roxanne…
Ce serait bien plus qu’un simple moment : pour moi, ce serait une façon douce de te retrouver, même juste un peu, même juste un soir.
Il n’y aura ni pression, ni attente. Juste ma main ouverte, si tu veux la prendre.
Et si ton envie ne rejoint pas la mienne, je le comprendrai.
Mais je ne pouvais pas faire ce voyage sans t’écrire ces mots.
Parce qu’aimer, c’est aussi avoir le courage de dire ce qu’on ressent, même si le cœur de l’autre reste silencieux.
Je t’embrasse tendrement,